New Angels Of Promise

Vis ma vie de zoner en cavale
Rengagez vous, qu'y disaient...

Il faut que j’écrive tout ça ! Il faut, il faut, il faut ! J’ai eu un trou de mémoire, il y a quelques jours, et il faut que je sache en permanence où j’en suis ! J’peux pas leur faire confiance, de toute façon, je peux compter que sur moi, et j’m’en suis rendu compte trop tard ! Tiens, je vais commencer un journal, c’est ce que les ados sont censés faire, non ?

Bon, ben, tout a commencé il y a quoi, quatre mois, peut être plus. Je m’en rappelle, j’étais en train d’écrire le cinquième chapitre de mon roman (j’ai tout laissé dans mon disque dur à la Maison ! MEEEEEERDE !!), quand Maman est venue me chercher. C’était rare qu’elle vienne en personne comme ça, au lieu d’envoyer Billy ou Sean. Elle m’a dit que j’allais devoir effectuer un travail important pour le compte du NEG, mais que c’était pas officiel, un truc comme ça. J’en revenais pas ! Et puis quoi encore ?! Pourquoi pas m’envoyer à poil sur le champ de bataille pour décortiquer les Crevettes avec un couteau à beurre ! Enfin, je sais toujours pas comment elle a réussi à me convaincre, c’est fou, elle trouve toujours les mots, c’est à croire qu’elle a les même pouvoirs… que… moi… (?!!!! SÉRIEUSEMENT ??!!!) Bref, en tout cas, c’est là que la merde a commencé.

En gros, le sénateur avait reçu des vidéos montrant sa fille, une belle salope, en train de faire des trucs qu’on n’est pas censé montrer à quelqu’un de mon âge. Le but était d’empêcher Stanwood de faire passer une loi qui permettrait au NEG d’avoir une plus grande mainmise sur les avancées technologiques, au détriment des entreprises privées, des trucs chiants d’adultes quoi. Je devais faire équipe (encore heureux, oui) avec deux Nazadis qui bossaient pour le gouvernement, Aska, un conseiller Ashcroft, et Vary, une sorte de détective.

Nos soupçons se sont d’abord portés sur le type qui semblait être le copain de la fille Stanwood. Ensuite, on a fait plein de trucs palpitants, genre enquêter à sur le campus de l’université, se mettre en planque dans une boutique de lingerie, tout ça… On a fini par retrouver le gars et sa donzelle dans le sous-sol d’une boutique de cochonneries ésotériques. Apparemment, la belle avait été kidnappée, et on s’apprêtait à lui faire subir de choses que la morale réprouve. Des gens sont morts, etc, mais ils le méritaient. Avec le recul, je me rends compte que c’est A CE PUTAIN DE MOMENT que j’aurai dû rentrer chez moi, et ne plus JAMAIS accepter d’entendre parler du NEG. Parce que pas longtemps, notre trio de choc et de charme a été contacté par Clifford Hammond, qui était plus ou moins le rival de John Stanwood. Oui, “était”, car à peine eu-t-il le temps de nous prévenir qu’ “elle est devenue incontrôlable” qu’il s’est retrouvé avec un joli trou dans la tête. J’en rigole aujourd’hui, mais sur le moment, quand on est habitué à ne voir ça que dans les jeux vidéos, ça fait tout drôle. Et maintenant que j’y pense, c’est tout de même cocasse de se plaindre que quelqu’un est devenu incontrôlable face à un zoner !

Le temps de foncer chez le sénateur, on a compris que la VRAIE salope de l’histoire, c’était Marlis, la secrétaire. Une ordure de sorcière qui s’était arrangée pour manipuler la fille de Stanwood pour qu’elle en vienne à haïr et à tuer son papounet ! C’est pupute, quand même… En arrivant, y avait trois gardes surarmés qui nous bloquaient le passage. Pendant qu’Aska les distrayait, j’ai réorganisé deux ou trois cases dans leur tête pour qu’ils pensent qu’on avait rendez vous. C’était la première fois que je me servais de ce pouvoir en situation réelle, c’était stressant ! Par contre, ça c’est moins bien passé face à Marlis. Des défenses mentales de malade ! Je me suis retrouvé comme un con pendant que Vary s’ouvrait elle même le bide, ses coups de couteau renvoyés magiquement, pendant que le théâtral conseiller parvenait in extremis à empêcher la fille de commettre l’irréparable. Voyant que sa petite opération avait complètement foiré, cette connasse de secrétaire s’est téléportée.

Mission accomplie : on s’est fait un bon copain, et j’ai eu un paquet d’argent de poche.

Bon, par contre, ça me gonfle de parler de la suite, parce que TOUT est parti en couille après. TOUTOUTOUTOUTOUTOUTOUT, BORDEL !!!

Je me suis trouvé affecté à une nouvelle équipe, Kawa Yui, une prof de fac japonaise (non mais sérieux, ils fument quoi les DRH du NEG ?! Pourquoi par un laveur de carreaux pour la prochaine mission…), Maly, une pilote de mécha (sans son mécha, c’est trop facile sinon…), et Jack MacTyren, un autre espèce d’enquêteur. On devait fouiller un hôtel abandonné pour trouver des infos. On l’a fait. Dans le doute, j’en ai fait une copie sur mon PCPU. C’était bien dégueulasse. C’était pas normal, c’était… Je sais pas, ça puait en tout cas. Bon, en tout cas, comme je suis le zoner le plus chanceux de cette putain de planète, il s’est avéré que MacTyren était en fait lui aussi une grosse salope de traître. Il a entendu qu’on soit seul, et le temps que je réalise que j’étais dans une merde monumentale, j’ai fait ami-ami avec une balle de calibre overkill.dansmagueule.

Je sais pas si c’est lié au fait qu’à ce moment là, il me manquait un œil, une partie de mon visage, de mon cerveau et que j’avais assez de plomb dans le bide pour trouer la porcelaine à mon prochain passage aux toilettes, mais je ne me souviens pas bien de la suite des évènements. Juste un gars bizarre qui se penchait sur moi, et qui apparemment m’aurait soigné avec une magie inconnue. Mais bon, d’après mes nouveaux amis anarchistes, ça serait une salope lui aussi… Apparemment, ils auraient retrouvé le vrai Jack MacTyren, mort, juste à côté de là où on était. Inutile de dire que la mission a été un échec retentissant. J’aurai bien aimé voir la tronche de Kanna, notre chef d’équipe. On m’a pas tout dit mais apparemment, le conseiller Ashcroft et un autre type avaient réussi une mission de sauvetage quelques jours auparavant. Pourtant, Kanna marcherait au Prozac depuis lors…

Heureusement que j’étais encore utile à ma famille à cette époque, puisqu’ils ont gentiment payé ma reconstruction. J’ai de la peau en plastique et un œil qui fait “bzzz bzzz” dans ma tête quand je le bouge maintenant. Heureusement que je suis déjà fou, parce que sinon, je serais dans un sale état…

Mais comme au NEG, on fait les choses bien, on m’a quand même rappelé pour une nouvelle mission. Même équipe, mais le conseiller Aska a remplacé MacTyren, momentanément décédé, et on nous a envoyé Aka, un soldat sans doute aussi sain d’esprit que moi. Cette fois, il fallait tout simplement abattre un para-psy qui était en train de burner dans un hôtel. C’était un photokinésiste. J’ai pensé aux illusions d’optique, et j’ai regardé mon équipe. Je SAVAIS que ça allait mal se passer…

...mais je me trompais, finalement (étonnant pour un zoner ?). Bon, c’était pas une promenade de santé, mais on a finit par lui faire la peau, même s’il nous a bien pris la tête. Aka lui a d’ailleurs rendu la pareille au sens propre. Ça aurait juste été cool que le QG nous prévienne que c’était aussi un électrokinésiste. Mais parce qu’il faut bien que ça foire quelque part, mes pouvoirs se sont mis à marcher tout seuls, et je me suis mis à essayer de modifier les souvenirs d’une tête décapitée. Aussi ridicule que cela puisse paraître, ça m’a quand même permis de récupérer son pouvoir avec la lumière, niveau p’tite bite par contre. Je sais pas comment ça se fait, et les grosses têtes de ma famille non plus (mais au moins, pour eux, j’ai l’habitude).

Après, après… Qu’est-ce qui m’est arrivé de positif… Ah oui ! RIEN.

Par contre, on a essayé de m’assassiner à coup de sniper, et j’ai été sauvé par un moine bouddhiste téléporteur. C’est pas banal, ça, non ? C’est con, je venais de me mettre à fond dans la gym, depuis quelques semaines, j’aurai peut être pu l’éviter, ce tir !

Sur ces entrefaites (en plus d’être a moitié fou, je dois être un peu maso), j’ai été rappelé. Mais cette fois, ce n’était pas pour aller me faire risquer ma vie pour des prunes, mais pour nous annoncer, à Aska, Kawa Yui et moi, la mort de Vary. Z’auraient pu envoyer un faire-part, franchement ! Ce qui était franchement inquiétant, par contre, c’est qu’elle a été tuée par Marlis, dixit ma Rétrocognition. Ça, plus le sniper de la veille, plus le conseiller qui faisait des cauchemars franchement pas nets… Même un zoner comme moi pouvait comprendre que les trois zigotos qui avaient tout fait foirer chez Stanwood étaient devenus gênants. Peut être même qu’on avait marché sur les plates-bandes de cette connasse lors de nos dernières missions, sans le savoir. Mais là où j’ai compris que j’étais vraiment en danger, c’est quand ma Mère m’a refusé de m’accorder une protection supplémentaire. BORDEL DE MERDE, il aurait fallu quoi ?! Que les Migo en “personne” tentent de récupérer mon putain de cerveau malade pour qu’elle capte que j’étais en DANGER DE MORT ??!!! Remarque, j’ai été tout aussi naïf de leur faire confiance une dernière à ce moment là… Mais bon, c’est ma Mère, quoi… Ma Mère… Merde…

Bon, je suis quand même retourné voir le sénateur au cas où pour l’avertir, et le lendemain, en pleine nuit, je me suis pointé chez le conseillé pour l’aider à se débarrasser de ses cauchemars. On a réussi à repérer l’endroit où se trouvait le coupable, mais on n’a pas pu entrer dans sa chambre. On a commandé de la bouffe pour la nuit. J’ai été prudent, et tout, j’ai même fait goûter au conseiller ! Mais j’étais pas arrivé à la moitié de mon burger que j’ai eu l’impression qu’une dizaine de Jack MacTyren s’amusaient à transformer ma tête en passoire. La douleur, putain l douleur ! C’était horrible ! Au moins, la dernière fois, j’aurais crevé tranquillement en me vidant de mon sang sur le carrelage ! Là aussi, je sentais que j’allais y passer, mais le voyage s’annonçait plus mouvementé. Là aussi, je sais pas si c’est lié au fait que les convulsions me faisaient me cogner la tête contre le sol encore et encore, mais je me rappelle pas de la suite.

Quand je me suis réveillé… Bordel… Quand je me suis réveillé, j’ai tout de suite senti qu’un truc tournait pas rond. Puis, je me suis rendu compte que j’avais perdu mes saloperies d’écailles sur le dos ! J’ai gerbé sous le choc. Outre le côté esthétique de la chose, j’avais compris depuis un bail que si on me chouchoutait autant dans ma famille, c’était entre autres parce que j’avais ces trucs sur le dos et les épaules, ces trucs que je ne devais jamais montrer à qui que ce soit, sans quoi je serais abattu, et même eux ne pourraient rien faire pour m’aider. Mais, genre, quelques minutes après, j’ai compris le pire côté de la chose. On m’avait expliqué que je pouvais utiliser mes pouvoirs grâce à un truc qui s’appelle “orgone”. Et ben là, il m’en manquait la moitié.

Carrément.

J’ai pleuré. Y avait personne dans la chambre, j’en ai profité. J’ai chialé tout ce que je savais. J’avais plus rien… Sans ces écailles, c’était même plus la peine que je retourne dans ma famille, je leur serais plus d’aucune utilité. Et pour couronner le tout, j’étais devenus un asocial de seconde zone, un sous-zoner, un para-psy en moins bien, avec le cerveau mal foutu.

Bon, il a bien fallu que je me reprenne puisque la jap’ est venue me chercher. Elle m’a expliqué qu’on m’avait filé un poison qui attaque que les para-psy, c’est pour ça qu’Aska avait rien eu. Le truc pas donné en plus, le gars qui voulait ma peau comptait bien tout faire pour l’obtenir. Apparemment, c’est Kawa Yui qui m’a sauvé la vie, sauf que c’est aussi son rituel qui a niqué mon ADN et qui m’a rendu comme ça. Du coup, j’ai beaucoup de mal à lui en être reconnaissant, même si… ... ... RRAAAAAAAAAAAAAHHHHH !!!!

Bon du coup, on a décidé d’aller tous ensemble casser le cul du connard qui baisait avec les rêve d’Aska, mais avant, ‘fallait que je change de look. J’ai pu jeter ces conneries de manteaux au printemps, nouvelles fringues, nouvelles coupe, cheveux blonds, lentilles vertes, je suis belle comme un cœur.

Mais quand je suis arrivé, la fête avait déjà commencé. Déjà, on s’est retrouvé piégé dans l’étage de notre cible, sans pouvoir accéder à sa chambre non plus. Enfin, quand je parle de “gars”... J’ai vu le conseiller lui jeter une sorte de poudre qui brise les illusions et s’évanouir tout de suite après. Dans le même temps, je me suis souvenu que mon cerveau avait interrompu une Rétrocognition alors que j’étais sur le point de l’observer de plus près. Ça m’a incité à détourner le regard, et à lui tirer dessus au jugé avec mon taser, mais ça lui a rien fait. Par contre, lui, il a commencé à faire sortir… Putain… A faire sortir… Merde, JE SAIS PAS QUOI, PUTAIN, mais y a un truc qui commençait à sortir de ses signes bizarres dans le coin de la pièce, merde ! Heureusement, à ce moment là, y a mon ange gardien chauve qui est venu me sauver la mise encore une fois, en mettant un gros coup d’épée dans sa tronche. Je sais pas si ça l’a tué, mais en tout cas, il a disparu. Pas bavard le gars, il a dit un truc an japonais à Kawa, puis, il a foutu des explosifs partout dans la pièce, et il est reparti en se téléportant. Notre prof’ a tout juste réussi à embarquer un vieux bouquin avant que tout ne pète.

Du coup, elle m’a laissé vivre chez elle. J’ai pas répondu à ces connards d’hypocrites qui essayaient de me joindre et j’ai laissé mon PCPU à mon bureau du NEG. Du coup, pour passer le temps, je l’ai aidée à comprendre le bouquin. Bon, moi, j’ai rien pigé, mais d’après elle, c’est plus ou moins le manuel du parfais petit empêcheur de rêver en rond, ce dont se servait le… truc qui en voulait à Aska.

Lorsqu’on nous a appelés pour la nouvelle mission, c’est pas Kanna, qui nous a reçus, mais sa supérieure. Apparemment, le conseiller Ashcroft l’avait déjà vue. Notre nouvelle mission, c’était d’inverser une transaction financière qui devait finir en blanchiment d’argent. On nous a juste prévenus qu’on risquait d’avoir affaire à une para-psy qui pouvait attaquer les gens avec des mots, ou un truc comme ça, à abattre sans sommation, donc. L’endroit devait être désaffecté, pas de gardes ni rien. Pfff… Pas de surveillance, un pouvoir para-psy que je connaissais pas… Maintenant que j’y repense, ça puait à cent mètre cette histoire. Bref, on commande des Boules Quies high-tech, des lunettes à vision nocturne, le virus informatique qui va bien, on fonce, et on s’arrange pour être rentrés pour le dîner.

Là aussi, un autre truc qui aurait dû me titiller : tout s’est passé comme prévu. On arrive, Boules Quies, mode télépathie ON, et on défonce sa mère à la pauvre gonzesse qui a rien venir. Pendant qu’Aska va trifouiller l’ordi, moi j’essaye de trifouiller la tête de la femme pour récupérer son pouvoir, des fois que. Pas de bol, elle en avait pas, et jusqu’au moment où elle m’a claqué dans les bras, elle a rien pigé à ce qui lui arrivait. Le temps que je réalise ce qui se passait, et hop, mes deux compères reçoivent une alerte comme quoi on est devenus des espèces d’ennemis public n°1, alors que le conseiller venait de toucher le jackpot contre son grès en récupérant l’argent qui était détourné.

Bref, pour Los Angeles, c’était nous trois les salopes, maintenant.

Réaction logique, de Kawa Yui et d’Aska : on se tire vite fait et on se fait le plus discret possible. Heureusement, notre “sorcière” savait faire un truc qui pouvait nous permettre de nous en sortir : un rituel bizarre (pléonasme…) qui était censé nous guider vers une échappatoire de cette situation qui, n’ayons pas peur des mots, shlinguait quand même sévère. Le temps de trouver ses herbes de junky, on a attendu qu’elle se tape un méga-trip. Sincèrement, en l’entendant parler de “bâtiment en forme de cœur qui bat et qui saigne”, de “lotus qui pousse sur le PCPE” et de “fœtus intelligent dans une boîte qui marche”, je me suis dit que quitte à écouter des conneries, je pouvais toujours allumer la télé. J’ai quand même trouvé des infos sur une boîte, le “Bleeding Heart”, mais ça aurait tout aussi bien pu être une coïncidence. Par contre, lorsqu’elle s’est mise à PASSER LA MAIN dans le miroir de la salle de bain qui s’est quant à lui mis à la REGARDER AVEC SA DIZAINE D’YEUX, je me suis dit que c’était peut être pas si bidon, son histoire.

Après avoir évité la catastrophe occulte (remarque, comme si j’étais à ça près…), qui soit dit en passant avait duré trois putain de jours, on s’est rendu à la boîte en question. Bizarrement, on nous a laissé entrer. Bizarrement, tout le monde nous fixait. Bizarrement, tout le monde nous connaissait et ils avaient l’air de nous ATTENDRE. J’ai retrouvé mon copain le moine tatoué, mais il est toujours pas bavard. Le gars qui chapeaute le truc est resté évasif, le truc pas du tout suspect encore… Mais bon, pas le choix, merde… En gros, ce serait une sorte d’organisation underground très bien informée qui lutte contre le NEG, Marlis, le gars qui m’a sauvé la vie, etc. Ils se présentent comme les good guys, mais ils sont aussi suspects que les autres, d’autant plus qu’on n’a pas d’autre choix que de leur obéir gentiment.

Oh, et j’ai tasé la gueule d’Aska, sans faire exprès (nos armes étaient censées plus marcher !!). Il a essayé de me casser le bras, alors pour me venger, je l’ai fait me filer 5000 crédits, na !

Donc, voilà où j’en suis. Plus de famille, presque plus de pouvoirs, recherché mort ou vif… Mais j’vais pas m’laisser faire. Y vont en avoir pour leur argent tous! TOUS AUTANT QU’ILS SONT Ils croient que je sais pas, mais Darius, il sait ! Il sait !! Darius a compris que LE POUVOIR PASSE PAR L’INFORMATION, et il a prévu… Il a tout prévu…

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Le point de vue d'une sorcière
1° mission

J’ai été contacté en début d’après-midi par le NEG, jusqu’à présent je me contentais de faire des opérations de routine. Traductions, conseils d’ordre technique, opérations certes cruciales mais avec un certain recul et une sécurité physique bien appréciable. Mes compétences unanimement reconnues dans des champs aussi divers que l’histoire des religions antiques, la philologie, les sciences occultes et les langues sous leurs formes archaïques ont attiré l’attention de cette organisation depuis un peu plus d’un an. Kanna m’a donc contacté et m’a expliqué qu’ils auraient besoin de mes compétences mais cette fois-ci dans le cadre d’une mission plus… Dangereuse. Bien entendu j’ai tenté d’émettre des objections, mais Kanna les a bien vite balayées. Le NEG sait mettre la pression quand il le faut et ils disposent de « dossiers » à mon sujet. くそナザヂ…

Bref, j’ai donc fait la connaissance d’individus pour le moins atypiques. - Darius, un zoner. Les traits fins, les yeux clairs, un jeune garçon plutôt timide. - Jack Mc Tyren, un sale type renfermé et qui se révélera être un traître. Pas très avenant mais bien bâti, le genre dangereux. - Maly, une pilote de mécha (sans mécha) Nazadi. Très quelconque. Passons rapidement sur la mission : il fallait investir un hôtel et trouver des données importantes. Le gosse s’est pris une balle dans la tête (mais à survécu, on ne sait comment) le détective s’est échappé grâce à la bêtise de la Nazadi (ばか女). Bah au final j’ai retransmis les données que le NEG recherchait mais Kanna nous a reproché de ne pas avoir neutralisé le traître. La bêtise de ces personnes me confondra toujours : je suis une occultiste, brillante universitaire et il me demande de me battre avec un professionnel du meurtre. Dans le compte-rendu j’ai pris soin de noter que c’est ma présence d’esprit qui nous a permis d’éviter d’autres pertes et qu’il eût été facile d’attendre les renforts comme je l’avais prévu… Passons…
2° mission

Mission suivante. Avec comme renfort : - Asuka, conseiller Ashcroft. Un nazadi (encore!) mais intelligent et agréable de sa personne ce qui est rare chez ces gens-là. (しかし黒人だね…) - Aka, enfin une recrue logique pour les missions qu’on nous confie. Un mercenaire d’élite, hybride Nazadi et humain, un idiot mais un idiot utile. 不細工 La mission fut assez stressante, il fallait tuer un burner retranché dans un hôtel. Le bâtard a franchement assuré dans son rôle d’exécuteur des basses oeuvres. J’ai été soulagée de ne plus le revoir, la façon grossière dont il me parlait me mettait franchement mal à l’aise.


第三使命
Convocation chez Kanna. Une ancienne de l’équipe avait été exécutée par une vieille connaissance des deux autres (une secrétaire?). Et sinon, le conseiller faisait des rêves avec des tentacules うろつき童子みたいです Pour faire bref, j’ai passé une nuit chez Asuka-san. Il fut vraiment un hôte délicieux, commandant d’excellents sushi arrosé d’un excellent saké très doux. De son côté, il a mangé des tapas. Nous écoutâmes de la musique et échangèrent sur nos vies respectives. C’est vraiment un personnage fascinant et sa voix… Onctueuse et suave, c’est un vrai séducteur à n’en pas douter (でもナザヂ…ざんねんですはね). Le lendemain il montrait les signes d’une très grande fatigue (les tapas ? Ma proximité ?). J’ai ensuite fait la découverte du sénateur John Stanwood avec Darius-kun. Un bel homme mais plutôt discourtois. Il n’empêche que Darius-kun a vraiment bien géré les choses, que ce soit pour rentrer dans la demeure du sénateur et ensuite pour mener la discussion. Nous avons compris que le psy utilisait son pouvoir en étant à proximité d’Asuka-san. Fatiguée je suis allée me coucher et j’ai laissé Darius-kun et le conseiller passer la nuit ensemble (même si j’ai trouvé la situation assez troublante vu le jeune âge du zoner). J’avais pris soin de couper mon intercom mais j’ai reçu un appel d’urgence d’Asuka-san : Darius-kun était en danger de mort, il avait ingéré un poison des plus dangereux. J’ai préparé en vitesse mon rituel de guérison le plus abouti « L’étreinte de Thot Amon » et avec l’aide d’Asuka-san j’ai réussi à contrer les effets du poison. Lorsque j’ai déshabillé d’une main fébrile le jeune adolescent, je n’ai pu m’empêcher de remarquer la douceur de sa peau et la fermeté de ses membres juvéniles. En revanche j’ai été surprise par les écailles qu’il portait sur le dos. Je n’ai pas vraiment eu le temps de m’attarder sur ces détails de son anatomie et j’ai continué le rituel. Ce fut un succès. Total. En effet Darius-kun était hors de danger mais d’autre part les écailles serpentines du jeune zoner ont disparues suite au rituel. Une mutation ? L’effet de drogues ? Toujours est-il que ce fut un choc de voir ces grands yeux gris se voiler sous l’effet de la peur quand il se rendit compte de ce détail. Il semblait convaincu que des gens voudraient l’éliminer, qu’il ne fallait pas rentrer chez lui… 不思議な… Asuka-san avait dans l’idée de piéger le manipulateur de rêves à l’aide d’un agent du NEG. Je suis donc venu l’aider dans cette entreprise. Nous découvrîmes la cache du manipulateur, qui logeait juste au dessus de chez le conseiller. C’était un très puissant occultiste, j’avais la situation en main quand il s’est mis à invoquer une sinistre créature venant d’un autre plan d’existence. Un bruit de clochette et un coup de sabre plus tard, une sorte de cyber yamabushi est apparu et a disposé facilement de l’occultiste et de son serviteur. Notre « allié » était peu bavard, il a tout juste évoqué un « ennemi terrible » avant de faire exploser les lieux. J’ai eu le temps de ramasser un livre intriguant (écrit en arabe) avant de devoir quitter précipitamment la pièce. Suite à ça le jeune zoner a quitté sa famille et est venu chez moi. Je l’ai hébergé bien volontiers. Darius-kun est vraiment un gentil jeune homme, très bien élevé. Un brin égaré aussi et par moment… Bizarre, mais ça s’est bien passé. Je m’entends bien avec lui. Il m’a même aidé dans mes recherches, comme il est féru d’informatique et que je n’y comprends goutte à ce domaine, son aide fut des plus pratiques. Le grimoire est un livre en arabe antique dont le titre se traduit à peu près par « Le rêve agité du dormeur indolent ». C’est un ouvrage fascinant, traitant du rêve et des moyens de les manipuler.
4° mission pour le NEG
Nous avons été reçus par une supérieure de Kanna. Une lesbienne de tout évidence, rien qu’à la façon dont elle m’a regardé (はずかしい…) et dont elle a repoussé le flirt d’Asuka-san. D’ailleurs je me demande toujours ce qu’Asuka-san a pu trouver à cette femme vulgaire au regard bovin. La mission concernait une opération de blanchissement d’argent et un para-psy manipulant les gens par la voix. C’était un piège, dans lequel nous sommes tombés. Finalement nous avons eu la surprise de nous faire accuser de meurtre, trahison,... Bref, nous nous cachâmes. Nous étions dans une impasse, que faire ? Nous avions beau nous creuser les méninges les solutions manquaient. Je me suis donc résolu à utiliser un rituel très particulier que j’avais toujours pris le soin d’éviter jusqu’à présent. Je l’avais découvert durant mes études, pendant mon doctorat, en lisant une traduction en japonais d’un texte chinois lui même-tiré d’une inscription datant de l’Inde pré-védique. Un ancien bonze du nom de さこ y parlait de façon confuse et délirante d’un rituel permettant d’invoquer de façon très parcellaire l’attention d’une entité extra-planaire du nom de 闇の遍在の無名の霧 ou plus simplement 門 dans le but d’obtenir son assistance et ses conseils. Toujours sous la forme de visions obscures et cryptiques. Le fait que ce personnage soit clairement dément et que les sources historiques très rares à son sujet mentionnent néanmoins toutes qu’il aurait terminé sa vie en vieillard débile bavant et hoquetant, dénué de toute raison 排泄物食うの坊… Enfin bref, c’est un sujet passionnant mais je disgresse, continuons plutôt. J’ai eu recours à ce rituel particulier, à l’aide de puissants psychotropes j’ai eu un certain nombre de visions qui nous ont mis sur la piste d’une boîte de nuit nommé le « Bleeding Heart ». Passons sur ces visions que j’aimerais oublier, ce fœtus qui semblait me réclamer comme sa propre mère, ces odeurs enivrantes de chair humaine qui grésille doucement, ce miroir qui m’invite à pénétrer dans un autre monde et ce regard… Ces regards, lourds, insistants, inquisiteurs, qui savent tout sur moi et qui ne demandent qu’à m’accorder leur pardon, en échange d’une simple allégeance, si j’avais courbé l’échine et m’étais prosternée devant eux j’aurais… J’aurais… Mais j’ai résisté et j’ai tourné le dos. J’ai eu beaucoup de chance de m’en sortir à si bon compte, tout au plus des rêves et une impression persistante par moment d’être… Observée. Pour terminer, nous avons donc rencontré de nouveaux « alliés » dans ce bar. Ils nous ont attribué de nouvelles identités et une planque, pour ma part je troque le nom de Kawa Yui (河川唯) pour celui de Sora Aoi (空蒼井). Ca sonne bien je trouve.
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Vie ma vie de zoner persécuté
Pierre qui roule...

Bon, et ben, ça n’avait pas trop mal commencé chez nos nouveaux potes.

Les premières missions étaient plutôt ingrates. On a fait le coursier pour récupérer un colis, le truc trop fun, quoi. Ca faisait bizarre une mission qui se passe sans accrocs. C’est un peu chiant, mais après toutes les merdes qui nous sont arrivées, c’était reposant. Mais bon, d’une façon générale, quand on n’avait pas besoin de nous, on avait tendance à s’emmerder. Autant le soir, je sors, et vois mes nouveaux « amis », j’me fais des contacts, tout ça, mais la journée… En plus, Kawa Yui, quand elle s’emmerde, elle se comporte comme ma mère. C’est pas méchant, mais c’est casse couille à la longue. Du coup, je suis sorti acheter une console et un synthé.

Oh, et on a appris un truc cocasse. La sois disant para-psy qu’on a overkill avant de se faire trahir par ces salopes du NEG, elle faisait partie d’une des équipe des NAP, et c’était la sœur de l’une des membres. Donc, on a deux mecs et une nana qui ont qu’une envie : nous défoncer la gueule à tous les trois.

Je crois que les zoner ont un pouvoir caché qui leur permet, où qu’ils aillent, de se faire tout de suite plein de potes.

On a finit par avoir du boulot pour nous. Aller récupérer un échantillon de météorite en dehors de l’archologie. Pas de soucis de ce côté-là, ils ont une sortie qui passe par les égouts. A l’extérieur, on s’est fait épauler par un type qui aimait faire peur au déstabilisés mentaux para-psy en rendant son mécha invisible. Oh, et c’est le genre de mec qui a des goûts musicaux de chiotte mais qui aime les faire partager à tout le monde.

On a finit par arriver au bord du cratère, mais le caillou était bien plus solide que prévu. Il a fallut que le mécha sorte sont oméga-proto-laser of Doom pour en détacher un petit bout, qu’on a ramené au Bleeding Heart.

Oui, on a servi à rien en fait, à part filer des données à la con à Goldorak.

Par contre, on commence à être plutôt à sec, niveau crédits, surtout la jap’. On cherche des combines du coup. Kawa recopie son nouveau livre de chevet pendant que je cherche une entrée vers l’Arcane Underground, mais c’est pas concluant pour l’instant. Je pourrais aussi monnayer mes pouvoirs, ou gratter du pognon à John Stanwood. Mais c’est un allié qu’il vaut mieux garder pour des situations plus graves, il parait. Moi, c’que j’en dis… Du coup, j’me suis remis à écrire, j’avais beaucoup de succès sur le net. Mais vu notre situation, ça risque d’être galère de trouver un éditeur. Enfin, on sait jamais.

Bon, après ça, c’est parti un tout petit peu en couille. Et c’était un tout petit peu de ma faute. Mais, oh ! J’avais des circonstances atténuantes ! Déjà, ‘paraitrait que je suis fou, c’est pas ma faute, merde ! Enfin, voilà ce qui s’est passé.

Aska a commencé à agir bizarrement. Je l’aime bien, ce mec. Mais là, pour le coup, c’était clairement pas réciproque ! Il s’éloignait de plus en plus de nous, il s’en battait les couilles de nos projets, il m’envoyait chier plus que d’habitude. Mais ce qui m’a carrément troué le cul, c’est qu’en communiquant par télépathie, j’ai capté qu’il prévoyait de me faire la peau, ce trouduc’ ! Heureusement, je commence à avoir l’habitude.

Du coup, le lendemain, au p’tit dèj’, j’ai pris une pilule de Brainstorm, une drogue que m’a filé le mec qui me file des cours d’électroniques au Bleeding. Et ben écoutez moi bien, vous, les petits enfants révolutionnaires qui lisez le journal du New Angels of Promise : la drogue, c’est pas bien. Non seulement ça m’a niqué presque tout mon orgone (un p’tit burn de bon matin, ça aurait été funky, tiens…), mais ça m’a crevé, alors que je sortais à peine du lit. Je ai retrouvé l’ex-conseiller le soir au bar, toujours à faire comme si j’étais devenu dangereux. Enfin, plus que d’habitude. J’avais repris un cachet magique, et cette fois, ça à bien marché : j’ai remodelé tous les souvenirs de ses dernières semaines ! Pour lui, on aurait pas raté la dernière mission du NEG, on serait toujours avec eux, et il serait dans un appart’ pourri avec des fringues et une bagnole de merde, parce qu’on se serait fait repérer que qu’il fallait qu’on se planque un moment. Et pour couronner le tout, il serait censé avoir rendez vous demain matin avec ce bon vieux Kanna ! Machiavélique à souhait.

Mes soupçons se sont confirmés quand il est pas rentré le soir. Du coup, j’ai embarqué nos affaire et ont est allés pioncer dans un hôtel avec Kawa. En tout bien tout honneur (si, si). Sinon, je crois que j’étais devenu accroc à cette merde pour para-psy. J’avais super envie de m’envoyer la dernière, mais ‘fallait que je tienne le coup. J’ai passé une nuit de merde à trembler, à avoir mal à la tronche, avec l’autre asiat’ qui pionçait comme une masse à côté, mais j’ai tenu bon.

Le lendemain, plusieurs surprises nous attendaient au Bleeding. Déjà Aska était passé dans la matinée, alors qu’il était censé faire mumuse avec les gardes des bureaux du NEG. Ensuite, le pilote de mécha avec qui on avait bossé avait disparu. Oh, et surtout, le cadavre tout troué qui gisait sur le plancher m’a fait comprendre que quelque chose n’allait pas. C’est que je suis perspicace, moi. D’après MarK, un membre de son équipe l’avait traité de traître et l’avait flingué devant tout le monde. Je lui ai fait part de mes doutes sur Aska, mais il s’en foutait royalement, pour l’instant. Sinon, j’ai tenté de convaincre un mec persuadé que j’étais un gros connard du NEG que même les zoner peuvent être sympa si on prend la peine de les connaître. Dernière surprise de la journée, on apprend qu’un des scientifiques qui étudiaient le morceau de météorite a éclaté crâne d’un autre à grands coups… de morceau de météorite. Karma ?

Le lendemain matin, j’ai craqué et j’ai parlé à Kawa Yui de ce que j’avais fait à Kanna. Je lui avais déjà dit que le nazadi voulait me tuer, mais elle a quand même été choquée. En même temps, c’est sûr que de savoir que le gamin en pleine puberté avec qui vous dormez peut faire ce qu’il veut de vos souvenirs… Pour une femme, ça peut être flippant. Mais pendant que je lui expliquait, que je croyais en elle, que la confiance c’était important, tout ça, j’ai senti qu’elle cachait un truc, comme si elle avait quelque chose à se reprocher à mon sujet. Putain, elle aussi, bordel ! Du coup, je l’ai incitée à tout m’avouer tout de suite. Et rien. Rien du tout. Elle avait l’air toute paumée, sans comprendre. Ca m’a rappelé la pauvre fille qu’on a butée pour rien, et j’ai capté qu’il y avait encore une couille. Et là, heureusement, notre sorcière a eu un putain d’éclair de génie. C’est vrai que depuis qu’on a ramené cette saloperie, tous ceux avec qui elle a été en contact s’étaient comportés de façon bizarre, paranoïaque et violente .Les membres des autres groupes, le pilote de mécha, le scientifique… et nous. Nous aussi.

MEEEEEEEEEEEEEERDE !!!!!!!

J’avais envoyé le conseiller au casse-pipe pour rien !!! On l’a tout de suite appelé, pour le trouver en pleine conversation… avec Kanna ! Double coup de bol. Déjà, notre ton affolé l’a incité à nous rejoindre, et en plus, notre ancien supérieur ne l’a pas empêché de repartir ! Cruauté… Quand il est rentré, il a fallu lui expliquer que c’était un fugitif recherché, qu’il faisait plus partie de la fondation Ashcroft, tout ça… et que c’était de ma faute. D’ailleurs, il m’a mis une grande beigne dans la gueule. J’ai voulu esquiver, mais inconsciemment, je crois que je sentais que je le méritais, et du coup, j’ai pas bougé. Sachant que j’étais déjà bien défoncé par ma situation de « manque », ça m’a mis dans un sale état, j’arrivais presque pas à marcher. Ca tombait bien parce que MarK est arrivé à ce moment là pour nous dire qu’il fallait retourner inspecter le météore, vu que le scientifique meurtrier s’y était rendu, et que le pilote de mécha s’y était dirigé avant de disparaître.

Cette fois, on y est allé en voiture. Une fois sur place, on a trouvé le mécha désactivé et un peu abimé. Aska a fait une demande au NAP pour qu’il soit réactivé. Il se doutait pas que ça allait lui sauver la vie ! J’ai jeté un œil en bas du cratère, rien n’avait changé à part un peu de sang et un bout de tissu, le truc bien rassurant. Comme j’était blessé, Aska est descendu et a jeté un peu de poudre magique révélatrice sur le caillou.

Oh, putain…

Bon, franchement, je vais pas m’amuser à décrire ce qui est apparu à la place, on a des putain de photo, c’est plus éloquent pour décrire quelque chose qu’est pas vraiment descriptible… J’ai réussi à rester conscient, mais Kawa est restée paralysée, et l’ex-conseiller aussi, sauf qu’il bavait un peu. Comme quoi, le stoïcisme japonais, c’est pas qu’une légende.

Après la… le « caillou » a étendu sa… son… patte ? (LES MAINS !! PLEIN DE MAIIINS PUTAIN !!!), et a attrapé le conseiller, en ouvrant sa… … …avec les dents et les bouts de scientifiques dedans. Je me suis dit que si c’était le moment de jouer au héro, ben, c’était maintenant. Dans mon état, je sais pas comment j’ai réussi, mais j’suis parvenu à grimper dans le mécha, qui heureusement, venait d’être réactivé. Et ben bizarrement, c’est un peu zarb’ mais super facile à piloter, c’est comme si je contrôlais mon propre corps, version cinq mètre de métal et plus classe. Comme j’étais pas trop au fait avec les armes à « feu » équipées, j’ai juste balancé un gros coup d’épée dans la patte de la bestiole. Ca lui a rien fait. Du coup, je lui ai juste écrasé la patte avec le pied de la bécane, le temps de récupérer le nazadi et la sorcière.

Ensuite, autant j’aurai pu me la jouer trop la classe et l’attaquer vaillamment après avoir mis mes amis à l’abri, autant, pour le coup, je me chiait trop dessus pour faire quoi que ce soit d’autre que de tracer vers l’archologie aussi vite que le mécha me le permettait, mode furtif activé. D’ailleurs, sur le chemin, on a croisé une équipe d’intervention du NEG. Pfff… On leur a fait tout le travail. J’espère que le caillou a pu se redissimuler avant qu’ils arrivent.

J’étais deg’ de laisser le mécha, c’est vraiment trop la classe ce truc, mais bon, même en mode furtif, je pense qu’on m’aurait capté. Tout le monde allait un peu mieux, on a pu revenir au quartier du Bleeding Heart… pour entendre des coups de feu tout autour. Je me suis dit que la journée commençait à être longue… En fait, c’était une demi-douzaine de NAP en train de s’acharner sur le bout de météorite qu’on avait ramené, et qui commençait à se changer un truc que même un cerveau malade comme le mien ne saurait appréhender.

La suite expédiée, merci les gars, beau boulot, tout ça. Le mec qui m’aimait pas avait apparemment lui aussi été influencé par cette saloperie. J’ai quand même demandé à MarK de bien dire à tout l’monde qu’on avait géré sur cette affaire, que tout les gars comprennent bien qu’on est des gentils nous aussi.

Finalement, les missions sont aussi absurdes et dangereuses que celles du NEG, le patriotisme et l’argent en moins, ‘faut aimer l’aventure, quoi. J’espère juste qu’Aska comprendra que j’avais fait que m’défendre. C’est pas un con normalement, mais c’est le genre de mec têtu…

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Arka : Rapport N°1

Rapport N°1 :

  • Mission 1 : Récupération d’un colis.

Colis récupéré et restitué sans encombre : OK

Remarques : Les agents rencontrés ont signalé qu’un voisin, sans plus de précision, avait percé leur planque à jour. Leur situation étant compromise, ils ont indiqué leur intention de changer de planque dans les jours à venir, sans plus de précision là aussi.

  • Mission 2 : Analyse d’échantillon sur le terrain.

Ralliement au point de rdv avec l’agent : OK RAS

Transmission des données fournies à l’agent : OK RAS

Acheminement jusqu’au point de chute : OK RAS

Analyse de l’objet : Objet minéral, matière inconnue et non identifiée (photographie disponible). Matière très résistante, produit un son à l’impact (coup de feu et arme blanche mecha). L’agent a du utiliser son mecha pour extraire un échantillon.

Retour au QG : OK, échantillon livré.

Remarques : Comportements inhabituels de la part des membres de l’équipe (même pour le zoneur), dans un premier temps, puis de la part des autres agents au QG dans les jours qui ont suivi. Suite à un rêve étrange et ces phénomens, j’ai décidé de prendre de la distance avec l’équipe et le QG. Le zoneur (Darius Gray aka Ethan Hunt) a avoué avoir utilisé l’un des ses pouvoirs para-psy sur moi, pour modifié mes souvenirs. Résultat : Je me suis rendu au QG du NEG, de mon plein grès, convaincu d’avoir rdv avec mon ex-supérieur. L’incident c’est finalement terminé dans « de bonnes conditions », mais cela aurait pu être sérieusement compromettant pour l’organisation et moi même.

Incident : Un des scientifiques chargé d’analyser l’échantillon abat ses collègues et s’échappe. Entre-temps, l’agent sur le terrain (mecha) est porté disparu. Les comportements étranges semblent dû à l’échantillon lui même, d’une manière ou d’une autre (voir avec Aoi pour les détails).

Retour au point de chute. Sur place : mecha abandonné et aucune trace de l’agent ou du scientifique. Utilisation de poudre magique (voir avec Aoi pour les détails) sur l’objet. Se révèle être une créature inconnue (chitineuse, de nombreux yeux et pattes. Impossibilité de faire une description plus poussée – voir avec Hunt pour une photo) ayant tué le scientifique et l’agent mecha. Neutralise l’agent Aoi et même. Evacuation par mecha grace à Hunt. Hunt précise avoir croisé un fourgon blindé du NEG se dirigeant vers le point de chute. Retour au QG. Là, d’autres agent abatte l’échantillon, devenue une pseudo-créature. Semble être responsables de tous les maux.

Debriefing effectué, rien à ajouter.

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